Des chercheurs de l’Inserm ont découvert que les vaccins contre le rotavirus, virus responsable de gastro-entérites notamment chez les nourrissons, pourraient améliorer l’efficacité de l’immunothérapie dans certains cancers en faisant régresser voire disparaître les tumeurs.

Sommaire

  1. 14 vaccins testés 
  2. La combinaison du vaccin antirotavirus et de l’immunothérapie particulièrement efficace
  3. Lutter contre la résistance à l’immunothérapie dans les cancers de l’enfant et de l’adulte

L’immunothérapie est un traitement du cancer qui consiste à mobiliser les défenses immunitaires de l’organisme afin qu’elles s’attaquent aux cellules cancéreuses et les détruisent. Bien que révolutionnaire, elle ne s’avère efficace que chez 10 à 25% des patients qui peuvent en bénéficier. Mais des chercheurs français pourraient avoir trouvé comment lutter contre cette résistance : dans une

étude publiée le 23 octobre dernier dans la revue Science Translational Medicine, ils montrent que

les vaccins contre le rotavirus, virus responsable de gastro-entérites potentiellement graves chez le nourrisson, peuvent améliorer l’efficacité du traitement.

14 vaccins testés Les scientifiques ont en effet testé 14 vaccins différents disponibles commercialement (BCG, Cervarix, TicoVac, etc.), le principe même de la vaccination étant d’utiliser des agents pathogènes capables de “stimuler directement des récepteurs de l’immunité innée”, explique Aurélien Marabelle, directeur de l’étude. Ils se sont penchés sur des

tumeurs pédiatriques tels que les

neuroblastomes, des “cancers agressifs qui ne répondent pas aux immunothérapies existantes”. L’autre objectif de ces travaux était d’augmenter le nombre de patients pouvant bénéficier de l’immunothérapie dans les cancers où elle a démontré son efficacité (mélanome et cancer du poumon entre autres).La combinaison du vaccin antirotavirus et de l’immunothérapie particulièrement efficaceDes premiers tests menés in vitro ont montré que les vaccins antirotavirus (Rotarix et Rotateq) avaient “une fonction oncolytique, c’est-à-dire une capacité à préférentiellement infecter et tuer les cellules cancéreuses par rapport aux cellules normales et à induire ce que l’on appelle une mort immunogénique”, explique le communiqué de l’Inserm.Lors de tests menés sur des modèles de neuroblastomes, les scientifiques ont cette fois constaté que “lorsque les vaccins contre le Rotavirus étaient injectés directement dans les tumeurs, certaines régressaient jusqu’à disparaître. Lorsqu’ils ont ensuite combiné l’injection vaccinale avec des immunothérapies, toutes les tumeurs disparaissaient.”Lutter contre la résistance à l’immunothérapie dans les cancers de l’enfant et de l’adulte“Nos résultats démontrent que les Rotavirus contenus dans les vaccins contre la gastro-entérite peuvent rendre sensibles à l’immunothérapie des tumeurs qui seraient naturellement résistantes”, résume Christophe Caux, co-auteur de l’étude. “Les résultats de cette étude fournissent un rationnel scientifique fort en faveur du développement de stratégies d’immunisation intra-tumorale pour des cancers réfractaires à l’immunothérapie, en particulier en cancérologie pédiatrique mais aussi chez l’adulte”, conclut sa collègue Sandrine Valsesia-Wittmann.Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey